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ALLOCUTION AU MONUMENT DU BESSILLON le 8 MAI 2011
Par Max DAUPHIN, Président du Comité ANACR.


Mesdames, Messieurs, Amis et Camarades

Plus de 60 ans ont passé depuis le 8 Mai 1945 et pourtant la mémoire de ceux et de celles qui ont vécu cette période n'oublient pas les conditions de vie, la douleur, la frustration, la peur. Malgré la distance des années, il reste toujours des stigmates de la guerre, dans beaucoup de familles. Un père disparu, un frère, mort en déportation, c'est pour toutes ces raisons que nous nous retrouvons tous les 8 Mai devant ce monument des Martyrs du Bessillon.
N'oublions pas non plus quel courage il aura fallu à tous ces hommes et femmes, Résistants, soldat, marins, aviateurs des Forces Françaises Libres et des Forces Françaises de L'Intérieur, pour affronter les combats et gagner cette guerre mondiale contre le fascisme, qui a duré 5 ans, où 55 millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont péri.
Aujourd'hui que faire contre la guerre ? La question se pose : l'homme est - il un guerrier ? Les premiers habitants de notre planète, n'avaient pour survivre que des abris précaires et pour se nourrir ne trouvaient que certaines espèces mangeables de la végétation. Mais déjà, les hordes qui se rencontraient ne pensaient qu'à s'exterminer.
Avec le progrès qui a mis des siècles pour arriver au stade où nous en sommes, nous avions pensé que notre vie serait dorée, agréable et pleine d'amour réciproque. Hélas quelle erreur ! Lorsque l'on voit ce qui se passe dans le monde actuellement on comprend que le progrès intellectuel et le progrès scientifique, n'ont rien apporté dans un domaine où l'amour et le respect du prochain devraient dominer. Au contraire dès qu'un état peut déclencher une guerre il le fait, sous prétexte d'intérêts non avoués, mais bien connus, il n'hésite pas à faire mourir des milliers de personnes, alors que sur notre Terre, des millions d'êtres humains n'arrivent que péniblement à subsister.
Que penser de tout cela ? Qu'il s'agisse de la préhistoire, ou des temps dis modernes, le peuple reste le jouet impuissant d'intérêts particuliers, ou d'esprits détraqués qui pourraient arriver à la tête de notre pays et détruire le peu de bonheur que l'on réussit parfois à avoir.

Méfions nous du populisme, il est toujours aussi à craindre que le fascisme avec lequel il est lié. Ils ont toujours fini par se confondre par le passé. Alors que le fascisme est identifiable avec son idéologie négative structurée, le populisme est rampant avec son cortège de valeurs négatives sur lesquelles il prospère.
A présent étendons notre regard dans le temps et dans l'espace. Plusieurs exemples de révoltes du peuple s'offrent à nous, en ce moment dans le monde. Notre passé peut nous aider à mieux comprendre ces soulèvements et combien il est important pour une nation de se soustraire à une chaine qui entrave l'expression, l'épanouissement, les libertés, la vie d'un peuple. Je pense que notre histoire peut-être aussi un exemple pour ces peuples qui cherchent un issue positive à leur soulèvement. L'histoire d'un peuple fait sa propre richesse, mais également celle de toute l'humanité.
C'est pour toutes ces raisons que nous nous efforçons d'être les garants auprès des jeunes générations qui ignorent le passé, mais avec l'expérience de celui-ci, pourront construire l'avenir.
J'en terminerai avec cette pensée de Jean Jaurès « Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire »

Vive la France et notre République laïque

Max Dauphin